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Friday, 11 January 2019 00:00

Djibrill Bassolé : « Les rancœurs dans notre armée étaient très fortes »

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Le PARQUET : Ce matin, dans vos pistes de solutions vous avez dit qu’après le putsch manqué, que si vous aviez un pouvoir quelconque au sein de la hiérarchie militaire, si vous deviez en décider, vous n’auriez pas engagé de poursuites, pour un procès sous ce format. Pour une personnalité aussi importante de ce pays, je m’étonne qu’il tienne de tels propos Mr le Président. Mais il est libre de s’exprimer. Je ne sais pas si le Général veut réagir ? Est-ce que vous pensez aux victimes ? Reponse BASSOLE : Ok. Merci. Je pense justement que pour réaliser les droits des victimes, il n’y a pas mieux que l’État lui même pour les dédommager. Moi Je l’aurais fais depuis l’an-1. D’ailleurs la CEDEAO, avait proposé de l’argent, beaucoup d’argent pour les victimes. Ce n’est pas utile pour ma défense, mais je souhaite faire des précisions: Vous savez, les rancœurs dans notre armée étaient très fortes depuis la crise de 2011. Le reste de l’armée en voulait au RSP pour les avoir combattue et désarmé en 2011. Ces rancœurs sont restées tenaces. Et au moment de l’insurrection, le risque d’affrontements entre le RSP et le reste de l’armée était total. Le Général Nabere TRAORÉ est venu me voir de 05h à 07h du matin, je l’ai persuadé de laisser la place au Lieutenant-col ZIDA, afin d’éviter un affrontement fratricide entre le RSP et les autres corps. Parce que les éléments des autres corps menaçaient eux aussi et refusaient que le Général TRAORE lâche l’affaire. Je l’ai donc persuadé que c’était la meilleure chose. C’est plutard que les choses ont régénéré. Le lieutenant-col ZIDA n’ayant pas réussi à soumettre le RSP à sa dévotion, à décidé de les demettre. Mr le Président, c’est l’Etat du Burkina lui même, qui est allé se mettre entre les mains du RSP. Pourquoi aller mettre nos affaires entre les mains du RSP, et quand une bagarre éclate au RSP, on crie à l’attentat à la sûreté de notre Etat . Vous savez pour vous dire les choses, Ce procès a un effet dévastateur sur notre armée. Toute la fine crème de notre armée est concernée par ce procès. Toutes les générations de notre armée sont représentés à ce procès. Et Cela fait 1an que le procès dure et a procédure depuis 4ans. C’est vrai, moi je suis au trou, mais je suis au courant et je peux vous dire que toute l’armée est suspendue à ce procès, et n’est plus concentrée sur sa mission première. Parce que je peux vous dire que cette menace au nord du pays, n’est pas hors de portée de notre armée. Non. Mais il y a beaucoup de méfiance actuellement dans notre armée. Et aussi vis à vis des ex-RSP. Toute la journée, on montre des éléments de l’ex-RSP, ( attention à lui !) , Ou va-t-on avec ça ? C’est cela la conséquence aussi de ce procès. L’armée a besoin de cohésion surtout dans le contexte actuel. Loin de moi de vouloir promouvoir l’impunité, de toute façon c’est trop tard, on est dans le procès, on va aller jusqu’au bout, je souhaite juste que le parquet prenne cela en compte. … Si je devais décider, et je ne sais pas ce qui prévue dans la procédure en-cours en la matière, mais j’aurais depuis longtemps autorisé un forfait important pour les parents des victimes et les blessés, pour les soulager en attendant. le PARQUET : vous voulez réduire tout à l’argent, vous pensez qu’avec l’argent on peut tout faire ? Réponse BASSOLE : Je ne dis pas qu’il faut tout réduire à l’argent. Je me dis juste que c’est des choses qu’on peut régler rapidement. Je pense que si un blessé reçoit 10millions aujourd’hui en attendant, il sera content! Ça peut le soulager. Plutôt que de venir ici, écouter un français qu’il ne comprends peut-etre même pas. BASSOLE (parlant de sa Liberté Provisoire …) : je ne fuirai jamais. Un Général ne fui jamais. Même devant un peleton d’exécution. C’est vrai que j’aurai aimé aller me soigner et revenir, et ça n’aurait gêné personne. Le PARQUET : Vous nous demandez à nous le parquet de faire venir ici les Officiers de Police judiciaire (il s’agit des gendarmes qui ont emmené les éléments sonores à la justice), en violation des textes, pour nous dire l’origine des écoutes ? Comment ils les ont eu ces éléments ? Mais il y a le secret professionnel ! Nous ne pouvons pas faire ce que vous nous demandez! Oui, l’expert à bien dit qu’il est possible que l’appel est été fait via internet. D’autres experts pourront peut-être mieux nous l’expliquer. Mais le travail de l’expert, nous, nous suffit. Réponse BASSOLE : Parlant de secret professionnel, j’étais loin d’imaginer entendre ça. Mr le Président, devant vous, nous sommes obligés de discuter contradictoirement. Comme on dit chez nous »le jour de l’accouchement, il n’y a plus de honte ». Ces éléments sonores là tout le monde le sait déjà, ça y est sur internet ! Il est où le secret ? (Au parquet) Vous êtes mal placé pour nous parler de secret aujourd’hui. Soyons transparent, soyons Claire. Et je vous le dit, ne mêlez pas les Officiers de police judiciaire de la gendarmerie nationale à votre affaire. Les pauvres, ils n’y sont pour rien ! Les OPJ n’ont trouvé ça nulle part. On est venu le leur donné (sur une clé). Si non dites devant le peuple, Voici les éléments de preuves, voici comment on l’a obtenu ! Réponse PARQUET : Le Général dit qu’on est venu le leur donné. Nous ne pouvons pas dire le contraire. Mais devant la chambre de contrôle, cela a été amplement discuté ! Le PARQUET : parlant de la procédure, tout n’est pas négatif ! Comme c’est une œuvre humaine, on n’a pas la prétention de dire que tout est parfait ! Me D. Bonkoungou (avocat BASSOLE) : Pendant l’instruction, on était prêt de le libérer Mr le Président. Mais on a dit à Mr BASSOLE, toi et tes partisans là, parlent trop. S’ils continuent comme ça tu ne seras jamais libre. Transcription: Hermann Bado source NetAfrique
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