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Thursday, 04 April 2019 00:00

Burkina/Tueries en cascade, violences inter-communautaires : Mais où va le » Faso » de Thomas SANKARA ?

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Le sang a encore trop coulé ces derniers jours au Faso! Près d’un mois après les tueries de Kain et de Banh dans les régions Nord du pays, la folie meurtrière n’en finit plus de saouler le Burkina Faso, malgré les mesures répressives engagées par les nouvelles autorités pour juguler la menace terroriste. Pour le seul weekend du 29 au 31 Mars, au moins 33 personnes ont perdu la vie dans des attaques diverses, soit entre communautés ethniques, comme à Arbinda et à Zoaga, ou dans des violences terroristes à l’instar de la tuerie perpétrée le 29 Mars dernier à Yendere, près de la frontière Ivoirienne. Ceci, sans compter les assassinats sporadiques et autres enlèvements commis sur des éléments des Forces de Défense et de Sécurité, ou sur des expatriés en activité dans les zones reculées. Ça devient dangereux! Il faut le dire. La rhétorique au Burkina Faso désormais, ce sont les massacres à grande échelle, la violence sans limite, engendrée par la haine inavouée et le désir de vengeance qui obnubile, malheureusement une partie de la population burkinabè, pour qui, cette crise est l’occasion rêvée d’exhumer les rancœurs du passé. Enrobé dans ce cycle permanent de violences, qui semble fatalement être en train de désintégrer l’ensemble de la société burkinabè, le régime du MPP, laisse à douter aujourd’hui plus qu’hier, de sa capacité à garantir la sécurité des burkinabè. Comment se fait-il qu’en dépit du renouvellement de l’état major des armées, avec la montée en puissance des caciques, et le changement de l’équipe gouvernemental opéré par le Chef de l’État en Janvier dernier, la situation tend à s’aggraver ? Qu’est-ce qui ne marche toujours pas pour que , les autorités soient toujours impuissantes face à la violence qui essaime partout, et qui visiblement, semble se décupler pour prendre d’autres formes encore plus pernicieuses que la menace intégriste ? Dans une nation aussi jeune que le Burkina, quand on commence à assister à un regain des tensions inter-communautaires, qui virent en tueries impitoyables, il y’a de sérieuses raisons de s’inquiéter. Jusqu’à présent, les acteurs de la vie sociopolitique burkinabè, n’ont eu que comme seule réaction vis à vis de cette crise, la stigmatisation. En tout cas, pour ceux qui font bruire leur aversion. Certes, beaucoup de burkinabè, comme on en rencontre d’ailleurs aspirent à une réconciliation vraie, dénuée de ressentiments corrosifs, mais ceux là, restent plutôt discrets. Comme à Yirgou, comme à Arbinda, comme à Zoaga, comme on ne sait où encore, le sang appelle le sang, où va la patrie de Thomas SANKARA, dans ces conditions là ? La solution pourrait elle se trouver dans l’unité, en associant tous ceux qui sont représentatifs dans le pays ? Déjà, trop de personnes ont péri, et à moins d’une remise en cause collective, ça ne pourrait qu’être un salé début qui annonce un chaos bien plus profond. Raoul MOBIO, Netafrique.net
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