Nous sommes le:09/12/2018/21:15:52

La Première agence de microfinance au Burkina Faso (PAMF BF), au cours d’une cérémonie organisée ce mardi 31 juillet 2018, a officiellement lancé les activités de sa deuxième agence de Ouagadougou, dénommée « agence grand marché ». C’était en présence de Bienvenue Pruess/Wourougou, conseillère technique à la mairie de Ouagadougou, représentant le parrain de la cérémonie, le maire Armand Béouindé.

Née au Burkina Faso, à Banfora en 2006, la Première agence de microfinance au Burkina Faso (PAMF BF), aujourd’hui présente dans 9 localités du pays, notamment Zorgho, Koupéla, Bobo-Dioulasso, etc. a procédé à l’ouverture d’une seconde agence à Ouagadougou. En effet, après l’agence du quartier Dapoya, une autre agence, située cette fois en plein cœur du grand marché de la ville, s’est ouverte.

A alors écouter le responsable des opérations pays de l’institution de microfinance, l’ouverture de l’agence se justifie par le simple fait de vouloir se rapprocher de la clientèle, « cette agence nouvelle qui s’ouvre est un moyen pour nous d’être plus proche de nos clients et de les accueillir dignement », a-t-il indiqué. Ainsi, poursuit-il, « en un mois d’activité, cette nouvelle agence baptisée ‘’grand marché’’, a déjà financé des microprojets à hauteur de 150 millions de FCFA ».

Eric Marquer, directeur général de PAM BF

A en croire un autre propos du responsable, la Première agence de microfinance du Burkina Faso (PAMF BF) permet à ses clients d’ouvrir des comptes d’épargnes sans aucun frais (frais d’ouverture et de gestion). Et vient d’orienter ses financements à l’endroit des promoteurs des Petites et moyennes entreprises(PME) avec des montants allant jusqu’à 30 millions de FCFA.

L’inauguration d’une seconde agence dans la capitale burkinabé, selon Eric Marquer, directeur général du PAMF BF, illustre un changement de stratégie de son agence. « On veut être plus proche des commerçants et des entrepreneurs et non seulement du monde rural où nous étions maintenant avec nos 10 agences précédentes. On vient au centre-ville où on pourra toucher d’autres types de population, qui ont besoin de financement, de trésorerie pour pouvoir développer leurs activités », a-t-il fait savoir.

A l’occasion de la visite guidée de l’agence

Bienvenue Pruess/Wourougou, conseillère technique à la mairie de Ouagadougou, représentant le parrain de la cérémonie, Armand Béouindé, a pour sa part noté que l’ouverture de « l’agence grand marché », à travers ses conditions de souplesse et autres, permettra une relance économique de toutes les affaires. « C’est une opportunité pour tous les ouagalais, surtout ceux qui sont dans le domaine des affaires et qui ont besoin de financement », a-t-elle signifié. De fait, elle invite les différents acteurs économiques de la ville à profiter des offres qui leur sont offerts.

Conditions d’ouverture de compte

Eric Marquer, directeur général de la Première agence de microfinance au Burkina Faso(PAM BF) en compagnie de la représentante du Parrain de la cérémonie, lors de la coupure du ruban

Pour toute personne physique désireuse d’ouvrir un compte à la Première agence de microfinance du Burkina Faso (PAMF BF), il est seulement demandé 2 photos d’identité et une copie légalisée de la pièce d’identité (CNIB ou Passeport). Quant aux entreprises, ce sont 2 photos des deux signataires et une copie légalisée du RCCM et IFU, qui sont exigées. En ce qui concerne les groupements ou associations, 2 photos des deux signataires ainsi qu’une copie légalisée de l’agrément, du RI et de la liste des membres sont nécessaires.

La PAMF, c’est également des produits d’épargne dont le dépôt à vue (DAV) commence à partir de 1 000 FCFA et le dépôt à terme (DAT), rémunéré jusqu’à 7%. Egalement présente au Mali et en Côte d’ivoire, Elle a pour mission de réduire la pauvreté en offrant des services financiers et non financiers de proximité aux populations les plus démunies.

Tambi Serge Pacôme Zongo
Lefaso.net

Le Centre du commerce international (ITC), en collaboration avec l’UEMOA et l’Union européenne, a organisé ce mardi 24 juillet 2018, un atelier régional sur la facilitation des échanges. L’objectif de cet atelier, c’est d’adopter une approche régionale pour la mise en œuvre de l’accord de facilitation des échanges de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). C’est aussi une occasion de présenter aux membres, le système d’alerte précoce des obstacles et le rapport 2017 de la surveillance commerciale de l’UEMOA. Ouvert ce mardi, l’atelier refermera ses portes le 27 juillet prochain.

Accélérer la dynamique d’intégration régionale, c’est l’objectif de l’ITC, de l’UEMOA et de l’Union européenne. Pour ce faire, les trois institutions organisent, ce mardi 24 juillet, un atelier régional sur la facilitation des échanges. L’objectif de cette rencontre est d’adopter une approche régionale pour la mise en œuvre de l’accord de facilitation des échanges de l’OMC. Cette réunion, a rappelé Victoria Tuomisto, conseillère en facilitation des échanges pour le compte de l’ITC, sera aussi l’occasion de présenter aux membres le système d’alerte des obstacles au commerce. Cela leur permettra d’être informés des principales barrières entravant les échanges. Il est prévu aussi la présentation du rapport de surveillance commerciale de l’UEMOA 2017.

Cette activité se tient dans le cadre du Projet d’appui à la compétitivité du commerce et à l’intégration régionale des pays de l’UEMOA. Il est financé à hauteur de trois millions d’euros, a informé Andrea Leone, chef d’équipe Intégration régionale et infrastructures de l’Union européenne. Ainsi, les membres des comités nationaux de facilitation des échanges et le secteur privé burkinabè seront sensibilisés à l’impact du numérique sur la transparence et la facilitation des échanges régionaux.

Dans la 2e partie de l’atelier, les participants vont échanger sur les plans d’action nationaux pour la dématérialisation du certificat d’origine dans l’espace UEMOA et les recommandations d’une étude pour la mise en place du code-barres dans l’espace ouest-africain. Avec ce projet, c’est un pas vers l’intégration régionale qui se dessine pour l’UEMOA.

Dimitri OUEDRAOGO
Lefaso.net

La 40e session ordinaire du Conseil de médiation et de sécurité au niveau ministériel (CMS) de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao), s’est achevée le 7 juillet 2018, à Lomé, au Togo, sur d’importantes recommandations relatives à la situation politique et sécuritaire dans l’espace communautaire

La rencontre a permis aux participants d’examiner une série de sujets portant notamment sur le processus politique dans certains Etats membres de la Cedeao, tels que le Burkina Faso, la Gambie, la Guinée, la Guinée Bissau, le Mali, le Niger, le Nigeria, la Sierra Leone et le Togo.

Concernant la situation politique et sécuritaire dans ces différents pays, les membres du Conseil ont fait des recommandations aussi bien à l’endroit des autorités de ces pays, qu’à la Commission de la Cedeao, dont la mise en œuvre efficiente devrait permettre d’assurer la paix, la sécurité et le développement dans l’espace communautaire.

Outre les questions sécuritaires, ils ont aussi échangé sur les élections et le terrorisme dans la sous-région ouest-africaine.

Concernant le terrorisme dans l’espace communautaire et dans le bassin du lac Tchad, ils ont fermement condamné les actes terroristes qui y sont perpétrés, et réaffirmé la détermination des Etats membres et de la Commission de la Cedeao à endiguer ce fléau.

Ils ont, par ailleurs, exhorté la Cedeao à mettre en œuvre les décisions adoptées par le Conseil de médiation et de sécurité lors de ses dernières sessions, et loué l’initiative de la tenue prochaine, à Lomé, le 30 juillet 2018, du sommet conjoint entre la Cedeao et la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) sur la paix, la sécurité, la radicalisation et l’extrémisme violent.

S’agissant des élections dans les Etats membres, le Conseil de médiation et de sécurité a plaidé pour le renforcement de la confiance entre les acteurs politiques, les citoyens et les organes chargés desdites élections.

La rencontre de Lomé a également suivi un briefing sur les Centres nationaux d’alerte précoce de la CEDEAO, et délibéré sur la transhumance, l’opérationnalisation des Centres maritimes multinationaux de coordination de la Cedeao, ainsi que la mise en place des Zones maritimes F et G.

A l’issue des débats, les ministres ont recommandé aux Etats membres de la Cedeao concernés de signer les accords multilatéraux, en vue de l’établissement de ces Zones visant à éradiquer les activités illicites dans l’espace maritime de l’Afrique de l’Ouest.
Ils ont aussi plaidé pour la signature des instruments juridiques sur la création, l’organisation et le fonctionnement des Centres maritimes multinationaux de coordination des Zones maritimes E, F et G.

Les participants ont, en outre, demandé aux Etats membres d’accélérer la signature des accords de siège d’une part entre la Commission de la Cedeao et le Ghana, et d’autre part entre la Commission de la Cedeao et le Cabo Verde.

A propos de la transhumance, les recommandations formulées par les participants portent sur le cadre réglementaire, la sécurité et la gouvernance locale, la transformation du secteur de l’élevage, de même que la sensibilisation et la communication.

Le CMS, qui regroupe les ministres des Affaires étrangères et ceux de la Défense ou de la Sécurité des Etats membres de la Cedeao, a également suivi la présentation du rapport de la 28e réunion du CMS au niveau des ambassadeurs, tenue le 20 juin 2018 à Abuja, au Nigeria.

Ce rapport lui a été présenté par Léné Dimban, l’ambassadeur du Togo près le Nigeria et la Cedeao, et président du CMS au niveau des ambassadeurs.
Cette réunion, dont les travaux se sont déroulés à huis clos, a été présidée par le ministre togolais des Affaires étrangères, de la Coopération et de l’Intégration africaine, et président du Conseil de médiation et de sécurité de la Cedeao au niveau ministériel, Pr Robert Dussey.

Il avait à ses côtés le président de la Commission de la Cedeao, Jean-Claude Kassi Brou.

Saturday, 04 November 2017 00:00

Ouaga au rythme de la 4e édition de la FIMO

Written by

Du 27 octobre au 5 novembre 2017, l’Agence pour la promotion des exportations du Burkina Faso (APEX-Burkina) organise la 4e édition de la Foire internationale multisectorielle de Ouagadougou (FIMO).

 La FIMO est une manifestation commerciale dont l’objectif est de soutenir et de promouvoir l’offre burkinabè sur le marché régional et international tout en créant un espace de rencontres et d’échanges. Egalement, une opportunité de réfléchir sur les problèmes liés aux échanges dans la sous-région en vue de présenter les opportunités actuelles et futures.

« Développement du commerce sud-sud, facteur d’intégration économique et source d’emploi pour la jeunesse ». C’est sous ce thème que se tient la 4e édition de la FIMO du 27 octobre au 5 novembre 2017. Les professionnels, hommes d’affaires, investisseurs, ont pris d’assaut le Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) dans le cadre de la FIMO 2017.

Des exposants asiatiques présentant ses produits

Des exposants sont venus de différents continents pour présenter des produits. Notamment, des ustensiles de cuisine, de la mode, de la gastronomie, des technologies dans le domaine de la conservation, tels sont entre autres les différents produits exposés au FIMO 2017.

 

lire aussi : « EXPORTATION : LA 4E ÉDITION DU FIMO DU 27 OCTOBRE AU 5 NOVEMBRE 2017»

En marge de la foire du FIMO, s’est tenue du 28 au 30 octobre 2017 le forum de l’emballage des pays de l’UEMOA sur le même site sous le thème « emballage de qualité, facteur de compétitivité des entreprises à l’exportation ». Pendant les trois jours, des entreprises de fabrication d’emballages d’Afrique, d’Europe et d’Asie ont montré leur savoir-faire par des expositions d’échantillons de produits d’emballages et des équipements.

Abdoul Aziz Nikiéma, exposant dans le stand Eco prestige Burkina qui est une unité de production de sac biodégradable, a laissé entendre que « nous ne sommes pas venus pour vendre au détail, mais plutôt faire connaitre nos produits ».

Abdoul Aziz Nikiéma, exposant des sacs biodégradables

Il s’agit des sacs de différents formats faits à partir de tissu biodégradable dont les prix vont de 100 à 500 FCFA. Le biodégradable est une matière qui peut se dégrader tout seul dans la nature au contact des éléments naturels comme la chaleur, l’humidité, le soleil, etc. 

Abdoul Aziz Nikiéma a affirmé que les sachets plastiques tuent environ 30% du bétail et empêchent l’eau de pluie de s’infiltrer dans le  sol.

En rappel, la 3e édition de la FIMO s’est tenue du 29 mai au 7 juin 2015 sous le thème « logistique/transport et compétitivité des entreprises exportatrices ».

Jules César KABORE
lesaffairesbf

OXFAM Burkina et ses partenaires ont organisé du 27 au 29 octobre 2017 à Ouagadougou la 4e édition des « Koudou du Faso ». Une foire dédiée à la promotion et à la visibilité des producteurs agricoles et des restauratrices burkinabè. Après 3 jours de promotion des produits locaux et produits agricoles nationaux, l’heure était à la récompense, ce dimanche 29 octobre 2017.

Les « Koudou du Faso » est une aubaine offerte aux restaurateurs burkinabè pour valoriser aussi bien sur le plan culinaire que nutritionnel les produits locaux et de faire de bonnes affaires à travers cette foire.

« Notre ambition était de dire aux Burkinabè, qu’ils peuvent satisfaire leurs besoins alimentaires en qualité  et en quantité en se contentant de ce qui est produit et transformé au Burkina Faso »,  a  laissé entendre le directeur pays de OXFAM, Omer Kaboré.

La 4e édition des « koudou du Faso » a été marquée par une série d’activités et des plaidoyers. La confédération paysanne du Faso, les restaurateurs et restauratrices ont posé des doléances à l’endroit du ministère en charge de l’agriculture. Il s’agit, entre autres, de l’application totale de la mesure relative à la prise en compte des mets et produits locaux  dans les cérémonies administratives publiques au niveau national.

La cérémonie de récompense

Egalement, la création d’un centre de formation dans le domaine de la restauration des mets locaux et la prise des mesures pour limiter la concurrence des produits étrangers. Le représentant du ministre en charge de l’agriculture, Tenga Ramdé,  a fait comprendre que « l’aspiration au progrès économique et social passe par l’essor du secteur agricole qui constitue la principale source de devises pour la majorité de la population ».

Par ailleurs, les  « Koudou du Faso »,  c’est une mise en évidence des talents et capacités des producteurs et transformateurs burkinabè à travers une exposition vente des produits agricoles, un concours d’art culinaire et la vente de mets locaux.

Lire aussi « Promotion des produits locaux : Voici les « Koudou du Faso », 4e édition » 

Pendant 3 jours, les producteurs et transformateurs ont rivalisé de talents pour montrer une diversité de mets locaux. Ainsi, dans la catégorie exposition des produits transformés, le premier prix est revenu à Madame Diallo avec son « savon à base de lait de vache  « Savon NAFORE ». Dans la catégorie des produits non transformés, c’est madame Sedogo qui l’emporte avec son miel brut.

Le présidium de la cérémonie des « koudou du Faso » 2017

La section restauration, dans la catégorie boisson a été remportée par madame Bassono Florence avec son « jus de patate douce à chair orange » et au niveau de la catégorie entrée, c’est Marie Delphine Somé  qui l’emporte avec sa «salade composée de Moringa ».

Par contre, la catégorie dessert est revenue à Rosine Charlotte Dipama avec sa « crème glacée aux feuilles et graines de Moringa » et dans la catégorie plat de résistance, la victoire est à Blandine Bouda avec son plat « Noaga la beogo », qui gagne une somme de 200 000 FCFA et une moto. 

En rappel, la troisième édition des « Koudou du Faso » s’est tenue le samedi 19 octobre 2013 au SIAO.

Jules César KABORE
Burkina 24

Dans le cadre du mois « CULTIVONS », OXFAM Burkina et ses partenaires organisent du 27 au 29 octobre 2017 à Ouagadougou la 4e édition des « Koudou du Faso ». Cette foire est une tribune de promotion et de visibilité des producteurs agricoles et des restauratrices burkinabè.

Les  « Koudou du Faso » sont  de retour pour célébrer la diversité et l’excellence des mets locaux. Cette rencontre se veut une contribution à la résolution de la récurrente équation de l’accès au marché.

Les « Koudou du Faso » visent à faire connaitre la diversité et la disponibilité des produits locaux au Burkina Faso. C’est également une aubaine offerte aux restaurateurs burkinabè pour valoriser aussi bien sur le plan culinaire que nutritionnel les produits locaux et de faire de bonne affaires à travers cette foire.

La visite des stands

« Il serait difficile de parler de progrès économique et social car on ne saurait se développer sans une prise en compte de la majorité de la population que sont les acteurs du secteur rural », a  laissé entendre le directeur pays de OXFAM, Omer Kaboré.

Cette 4e édition des « Koudou du Faso »  du 27 au 29 octobre 2017 à Ouagadougou sera marquée par une exposition vente des produits agricoles, un concours d’art culinaire et la vente de mets locaux. Le représentant du ministre en charge de l’agriculture, Tenga Ramdé,  a fait comprendre que cette foire « est très importante pour booster la production locale ».

 
Les acteurs du monde rural

Les «Koudou du Faso » est une compétition entre les restauratrices/teurs  et autres prestations dans le domaine de l’agroalimentaire en vue de faire la promotion des mets et boissons à base de produits locaux. 

En rappel, les « Koudou du Faso » rentre dans le cadre du mois CULTIVONS, lancé le 10 octobre dernier par OXFAM pour plaider en faveur des politiques agricoles.

Cette présente foire de promotion des mets locaux vient couronner un mois d’activités de sensibilisation et d’interpellation des acteurs du secteur rural avec les décideurs politiques et les responsables des institutions. La troisième édition des « Koudou du Faso » s’est  tenue le samedi 19 octobre 2013 au SIAO.

Jules César KABORE
Burkina 24

Au Burkina, les jeunes commencent « à comprendre qu’il faut créer et embaucher ». Mais ils demeurent confrontés au financement de leurs projets. De même dès l’étape création (d’entreprise) franchie, certains startuper se retrouvent à agir tel « un enfant (qui) se préoccupe de manger » tout de suite et maintenant. Encore faut-il qu’ils arrivent à cette étape. Pour mieux guider ceux qui n’ont pas encore atteint ce niveau Burkina, Business Networking a organisé une soirée pour les coacher aux principes de recherche des fonds nécessaires. Présente lors de cette soirée, la ministre de l’économie et des finances a saisi l’occasion pour inviter les jeunes à être « sérieux, crédibles » et à accepter « prendre des risques » pour se faire accompagner par « des gens qui veulent investir pour soutenir leur pays ».

« Le besoin est là », note Abdoul Aziz Sy, fondateur de Burkina Business Networking. Il est lié à la problématique de financement des start-up. D’où le choix d’axer la 4ème édition sur le financement des start-up appelés à devenir de « grosses » entreprises, de « gros » contribuables. Pour le parrain Damo Justin Baro, ancien gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), « avoir le sentiment des banques sur la manière dont elles s’y prennent pour financer ces start-up » est une étape primordiale à ne négliger sous aucun prétexte.

Surtout qu’«aujourd’hui, constate Madina Lalonde Ouatarra, coach en Programmation neurolinguistique  (PNL),  les entrepreneurs commencent à la fin. Ils commencent à faire au lieu de commencer à être. Souvent ils prennent le comportement des gens qui ont réussi et ils essaient de le plaquer pour faire exactement comme ces personnes ». Or, poursuit-elle, ils oublient que « le comportement de ces personnes qui ont réussi vient d’une vision qu’elles ont eue, d’une identité qu’elles ont bâtie, des valeurs qu’elles ont bâties et des capacités qu’elles ont acquises ».

 

« Il y a de l’argent qui se promène»

La coach recommande aux futurs entrepreneurs d’éviter d’être « des dirigeants qui ont des gros corps mais qui ont des attitudes d’enfants ». Elle déplore l’attitude de ces dirigeants d’entreprise réfléchisissant et agissant tel un enfant qui « se préoccupe de manger tout de suite et maintenant ». Et parce qu’en entreprise, « il est important de mettre les bons fondements » et que «  la création prend toujours la nature du créateur», relève-t-elle, le startuper (nouvel entrepreneur) se doit de se procurer au préalable  les outils nécessaires et éviter d’être tel un « enfant hystérique (qui) abandonne à la moindre résistance ». D’où sa recommandation aux participants à la séance d’informations et de coaching d’ « apprendre à être avant de faire », s’ils veulent réussir leur départ et leur arrivée.

Venue présider la cérémonie Rosine Sori/Coulibaly, la ministre de l’économie et des finances, n’a pas lésiné sur le choix des mots pour passer son message aux participants à la rencontre d’informations sur les mécanismes de financement dont le crowfunding.   Parce qu’« on ne peut pas être entrepreneur si on ne prend pas de risques » et parce que « rien de grand ne peut se faire sans passion », elle encourage ceux et celles qui ont des idées à se battre pour les concrétiser.

Les participants ont découvert suite à l’intervention de la ministre de l’économie et des finances, qu’« il y a de l’argent qui se promène» et qu’« il y en a qui veulent investir pour soutenir leur pays ». Auprès des représentants des banques venus partager les possibilités et les modalités d’accompagnement, la ministre a plaidé pour qu’elles puissent « en faire plus ». Du côté du gouvernement, annonce-t-elle, il est prévu de transformer le fonds burkinabè de développement économique et social en fonds pour financer les start-up.

La balle est ainsi renvoyée dans le camp des jeunes qui sont appelés à mûrir leurs idées avant de se tourner vers les structures de financement de l’Etat.

Le 19 septembre dernier, le Premier ministre Paul Kaba Thiéba procédait à la remise de chèques aux promoteurs de micro-projets dans le cadre du programme d’autonomisation économique des jeunes et des femmes (PAE/JF). «  Les ressources sont là (5,5 milliards de F CFA par an) », mais  « malheureusement, déplore la ministre de l’économie et des finances, les projets qui ont été postés n’étaient de pas bonne qualité».

Qu’à cela ne tienne ! Les jeunes sont informés. A présent, « débrouillez-vous pour prendre cet argent et faire quelque chose. Le gouvernement a pris ses responsabilités. A vous de prendre les vôtres », a-t-elle lancé aux jeunes.

Oui KOETA

Burkina24

L’Association professionnelle des sociétés d’assurances du Burkina (APSAB)  fête ses 25 ans d’existence à travers les « 72 heures de l’assureur du Burkina ».  La première activité a été marquée par un cross populaire ce mercredi 25 octobre 2017 à Ouagadougou.

L’APSAB a 25 ans. Pour les fêter, elle organise  les « 72 heures de l’assureur ». Les rayons de soleil déclinant de l’après-midi de ce 25 octobre 2017 ont caressé les participants du cross populaire qui entre dans le cadre de cette manifestation. Ils ont été nombreux, collaborateurs et assureurs, à faire de la trottinette de la Place de la Nation au Rond-point des Nations Unies, en passant par la Place des Cinéastes et la Cathédrale, avant de revenir à leur point de départ.

 A l’occasion de cette entame sportive des 72 heures, la ministre déléguée  en charge du budget, représentant la ministre chargée des finances marraine de la cérémonie, Edith Clémence Yaka, a estimé que « 25 ans, c’est l’âge d’une vraie maturité ». Elle  a assuré aux assureurs que le ministère accompagnera toujours  l’APSAB, pour peu qu’elle continue à appeler ses membres à travailler avec professionnalisme.

Simon Pierre Gouem, le président de l’APSAB

Le thème de ces moments de réjouissances mais aussi de réflexion vient alors comme en écho,  car il place l’assureur « toujours au cœur du développement du Burkina dans une confiance renforcée ».  

 

Le président de l’Association, Simon Pierre Gouem a d’ailleurs souligné cet élément fondamental entre l’assuré et l’assureur. « Nos activités se fondent sur la bonne foi. Il faudrait qu’il y ait beaucoup de confiance avec les assurés et les bénéficiaires de contrats pour que nous puissions travailler », a-t-il expliqué.

En attendant, à l’image du cross de ce mercredi, le bilan de ces 25 ans est positif,  à en croire Simon Pierre Gouem.

La preuve ? « Au départ, nous étions trois acteurs. Aujourd’hui, nous sommes 18. Cela veut dire que l’environnement assuranciel est là.

Les risques sont là et nous sommes là pour les assurer. Il y a une évolution », a répondu le patron du gouvernail de l’APSAB.  

Simon Pierre Gouem a laissé entendre que le 25e anniversaire de la structure permettra aux acteurs d’apprécier le chemin parcouru, d’évaluer les forces et les faiblesses et d’identifier les opportunités qui s’offrent au marché.  

Irmine KINDA

Burkina24

L’Autorité  de régulation de la commande publique (ARCOP) organise un atelier de validation des projets de dossiers standards nationaux d’acquisition du 24 au 26 octobre 2017 à Ouagadougou.

L’ARCOP a entrepris de mettre à jour les dossiers standards adoptés en décembre 2015 à l’issue d’un processus de transposition de trois décisions de l’UEMOA prises en mai 2012.

Dramane Millogo, président de l’ARCOP, a laissé entendre que les dossiers standards nationaux d’acquisition en matière de la commande publique de 2015 avaient des insuffisances. Ce qui a amené le gouvernement à les ajourner afin de corriger ses insuffisances et de prendre en compte la nouvelle législation en vigueur.

Ce nouveau cadre législatif et réglementaire comporte 13 projets de dossiers standards qui seront soumis à l’examen des participants. Du 24 au 26 octobre 2017, les différents acteurs de la commande publique feront des amendements aux projets.

L’objectif de cette rencontre est la validation des projets de dossiers standards afin de mettre à la disposition des acteurs des documents de passation des marchés et des cahiers de clauses administratives générales conformes à la réglementation en vigueur.

Les innovations de la nouvelle réglementation

Les projets de dossiers standards nationaux de la commande publique proposent des innovations. On peut retenir, entre autres, le regroupement des pièces constitutives du dossier en trois parties que sont : les procédures d’appel à concurrence, les conditions d’approvisionnement et le marché.  Egalement, l’introduction de la formule de détermination de l’offre anormalement basse et le remplacement de la lettre d’engagement par la lettre de soumission.

Par ailleurs, il faut noter la suppression de l’exigence de certains éléments de qualification comme les marchés similaires, le chiffre d’affaires minimum requis et la ligne de crédit dans les dossiers standards de demande de prix

Top
We use cookies to improve our website. By continuing to use this website, you are giving consent to cookies being used. More details…