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"Le burkinabè et son problème de parcelle lotie "

01 April 2019
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Le burkinabè et son problème de parcelle lotie, c’est bien le cas de le dire : c’est pas simple ! on peut mm dire que c’est compliqué ! Passons sur la situation des quartiers précaires communément appelés quartiers non lotis, de véritables villes dortoirs ou vivent plusieurs centaines de milliers sinon mm des millions de personnes piaffant d’impatience de voit le redémarrage des opérations de lotissements. passons sur cela et sur bien d’autres aspects du foncier au Faso dont il y a tant à dire et mm à redire et arrêtons-nous sur deux cas emblématiques ; ceux de la ZACA et du célèbre quartier Ouaga 2000. La ZACA : qui ne souvient pas comment fut pénible le lancement de ce projet de modernisation du cœur de notre capitale puisqu‘il a fallu procéder au déguerpissement des anciens quartiers de la ville. « Nous pas bouger ! « avaient alors scandé en chœur les ressortissants des vieux quartiers Zangouetin, Kiendpalgo Koulouba et autres dont la fange jeune n’hésita pas alors à user ses sandales à battre le pavé lors de plusieurs marches de protestations contre ce projet de destruction de leur lieux de naissance ; en vain : le projet zaca, continua imperturbablement, son bonhomme de chemin, les familles durent accepter les dédommagements à elles proposés et s’en aller la mort dans l’âme, laissant libre cours à l’action des bulldozers. Tout ça pour ça ! ne peut on s’empêcher de se dire de nos jours, quand on observe ce qu’est devenu, 30 ans après, ce qui était censé prendre les allures d’un somptueux quartier des affaires. A part quelques attributaires qui ont tenu tout de même parole en faisant pousser quelques beaux immeubles, tout le reste, sert de dépotoir d’ordures ou de pâturages pour moutons et chèvres, et la nuit venue, devient une zone de haute délinquance ou règnent en maitres absolus de redoutables bandits. le recensement récent a permis au citoyen lamda de découvrir le nombre élevé de parcelles non mises en valeur sans toutefois répondre à la question essentielle : pourquoi et comment un projet qui avait cristallisé tant d’espoirs et nécessité tant de sacrifices avait – t -il pu se terminer par un flop aussi décevant que retentissant.Pourquoi et comment ? voilà également des questions qui méritent réponses pour ce qui est du célèbre quartier Ouaga 2000.deux questions auxquelles on peut ajouter une 3è : pourquoi se battre tant pour s’approprier des parcelles si bien situées si on n’a pas l’intention de les mettre en valeur quand bien même on en a les moyens ? en tout cas ,La même enquête plus haut citée nous apprend, o surprise ! que la situation n’est pas meilleure qu’à Zaca; et pourtant ! n’est pas attributaire d’une parcelle à Ouaga 2000 qui le veut mais qui le peut ne serait-ce qu’en raison du prix du mètre carré de terrain; dc on était en droit de s’attendre à un développement fulgurant de ce quartier qui devait rapidement briller des mille feux d’un ghetto de luxe ou en principe les palais des mille et une nuit devaient pousser comme des champignons après la pluie, tous plus scintillants les uns que les autres ; seulement voilà ; ce rêve-là est également resté comme une symphonie inachevée tant le temps semble avoir suspendu son envol dans le dévlpt de cette partie de le ville; dans la réalité, les belles villas cossues aux entrées impressionnantes qui se laissent admirer partagent bien souvent leur mur de clôture avec des parcelles simplement clôturées mais vides de tout occupant et de tout projet de construction, ou avec des chantiers inachevés, ou encore avec des parcelles nues transformées le temps de l’hivernage en champs d’ arachide ou de maïs ou s’ébattent impunément des reptiles dangereux pour les amateurs de jogging et autres promeneurs imprudents. Pourquoi et comment ? allez le savoir ! Dans tous les cas, le retrait de ces parcelles non mises en valeur à zaca comme à Ouaga 2000 et leur réattribution est annoncée afin que ce deux quartiers deviennent enfin ce qu’ils auraient du devenir depuis si longtemps. L’espoir est dc permis ; même si, personnellement, en simple observateur, je préfère prudemment m’inscrire sur la liste des disciples de saint thomas ;c’est – à- dire de ceux qui préfèrent voir d’abord avant de croire. Bernard Kaboré source: zoodomail
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Z Ghislain
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