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Z Ghislain

Z Ghislain

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Gasseliki, localité située à une trentaine de km d’Arbinda dans la région du Sahel est en passe de d’être déserte. À pied, en charrettes, à moto ou en car, les habitants quittent le village vers d’autres localités plus sécurisées. Nous en avons rencontré plusieurs centaines qui rejoignaient Foubé à une vingtaine de km dans la Commune de Barsalogho. Foubé, localité mitoyenne de la désormais tristement célèbre Yirgou, est la première destination car plus facile d’accès pour ces populations qui fuient leurs concessions. Que s’est-il passé? Selon nos recoupements avec des témoins, hier jeudi entre 13h et 14h, 24 individus armés à moto ont fait irruption dans le village tirant sur des habitants. Les hommes ont été la cible de ces hommes armés qui sont allés du marché à l’intérieur des concessions. Bilan selon notre propre constat, 12 morts inhumés vendredi. Plusieurs commerces du marché de Gasseliki sont saccagés et d’autres incendiés. Plusieurs biens dont des motos ont été emportés également selon des commerçants. Le village qui continue de se vider de ces habitants ne compte plus qu’une poignée d’hommes qui, eux aussi entendent rejoindre leur famille déjà partie si aucun gage de sécurité ne leur est donné. Plus de sécurité, c’est l’appel qu’ils lancent car hormis des éléments des forces de défense et de sécurité venus vendredi pour le constat et qui, de façon éclair, sont répartis car craignant pour leur propre sécurité selon les habitants, aucun dispositif sécuritaire n’est présent. Seuls des Koglweogos à motos quadrillent les environs par patrouilles. Ce sont eux qui assurent notamment la sécurité de l’axe Gasseliki-Arbinda en pleine réfection.
Le chef du village de Tanli dans la commune de Madjoari, localité située à 80 km environ de la ville de Pama (province de la kompienga) à l’Est du Burkina a été abattu dans la nuit du mardi 8 à mercredi 9 janvier 2019 par un individu armé non encore été identifié a-t-on appris des sources locales. Source locale. source NetAfrique
Le Cadre de Concertation du Chef de file de l’Opposition politique (CC/CFOP) a tenu une réunion extraordinaire le mercredi 09 janvier 2019 au siège du CFOP à Ouagadougou. Présidée par le Chef de file de l’Opposition, Monsieur Zéphirin DIABRE, la rencontre avait un seul point inscrit à l’ordre du jour : Le drame de Yirgou. Cette rencontre est la toute première du CC/CFOP depuis le début de la nouvelle année 2019. Aussi, le Chef de file de l’Opposition politique a saisi cette occasion pour présenter aux membres du cadre de concertation, à leurs familles et à tous ceux qui leurs sont chers, ses meilleurs vœux de sécurité, de santé, de longévité et de prospérité. A l’endroit de notre pays, le CFOP a formulé des vœux de concorde, de paix, et de prospérité. Les membres du cadre de concertation ont à leur tour présenté leurs meilleurs vœux au Chef de file de l’Opposition. Tous les participants ont souhaité qu’au regard de la situation catastrophique dans laquelle le pouvoir du MPP a plongé le Burkina Faso, 2019 marque un tournant décisif dans la lutte de l’’Opposition politique pour une meilleure gouvernance. Evoquant la situation de Yirgou, les participants ont une fois de plus condamné de la manière la plus catégorique possible, le lâche assassinat du Chef de village de Yirgou, et l’expédition punitive organisée contre la communauté peuhle. Autant l’assassinat du chef de Yirgou est inacceptable, autant l’on ne saurait tolérer que dans une république fondée sur l’Etat de droit, des citoyens assassinent d’autres citoyens sous le prétexte de se rendre justice. Les événements de Yirgou consacrent la faillite de l’Etat sous la gouvernance du MPP. Cette faillite s’est encore illustrée par la réponse tardive des forces de l’Etat face aux tueries, mais aussi par l’attitude du Président du Faso lors de son déplacement sur les lieux. Pour des raisons électoralistes, le Président du Faso n’a pas eu le courage d’indexer les auteurs des tueries ni de condamner leurs actes, allant même jusqu’à leur dire de « faire pardon et de ne pas oublier que nos seuls ennemis ce sont les terroristes ». Une telle déclaration pose problème venant du premier responsable du pays, garant de la sécurité de tous les citoyens. Nulle part dans ses propos, le Président du Faso n’a indiqué que le Gouvernement allait saisir la justice pour faire sanctionner les auteurs de ces tueries. L’Opposition politique rejette toute forme de violences d’où qu’elle vienne. Elle invite le Gouvernement à assumer pleinement ses prérogatives dans cette affaire de Yirgou, par le rétablissement de l’ordre publique et de la quiétude. Elle exige lumière et justice sur tous ces crimes. Le Cadre de concertation a été informé de l’organisation d’une marche-meeting par le Collectif contre l’impunité et les stigmatisations (CISC) le samedi 12 janvier 2019 à Ouagadougou et à Dori, pour réclamer vérité et justice sur les massacres de Yirgou. Les organisateurs de cette marche-meeting ont eu la courtoisie d’informer le CFOP et de demander la participation de l’Opposition à cette marche-meeting aux cotés des autres forces sociales. L’Opposition politique estime que l’objectif de la marche-meeting est juste et légitime, en ce qu’il vise à faire en sorte qu’un autre « Yirgou » ne se produise. Aussi, l’Opposition invite les partis membres du Cadre de concertation, ses militants et l’ensemble des citoyens à apporter leur soutien à cette initiative citoyenne et à se mobiliser pour dénoncer les violences et la stigmatisation des communautés.. Débutée à 18 heures, la rencontre a pris fin à 20 heures. Ouagadougou, le 09 janvier 2019 Le Chef de file de l’Opposition, Zéphirin DIABRE
Le PARQUET : Ce matin, dans vos pistes de solutions vous avez dit qu’après le putsch manqué, que si vous aviez un pouvoir quelconque au sein de la hiérarchie militaire, si vous deviez en décider, vous n’auriez pas engagé de poursuites, pour un procès sous ce format. Pour une personnalité aussi importante de ce pays, je m’étonne qu’il tienne de tels propos Mr le Président. Mais il est libre de s’exprimer. Je ne sais pas si le Général veut réagir ? Est-ce que vous pensez aux victimes ? Reponse BASSOLE : Ok. Merci. Je pense justement que pour réaliser les droits des victimes, il n’y a pas mieux que l’État lui même pour les dédommager. Moi Je l’aurais fais depuis l’an-1. D’ailleurs la CEDEAO, avait proposé de l’argent, beaucoup d’argent pour les victimes. Ce n’est pas utile pour ma défense, mais je souhaite faire des précisions: Vous savez, les rancœurs dans notre armée étaient très fortes depuis la crise de 2011. Le reste de l’armée en voulait au RSP pour les avoir combattue et désarmé en 2011. Ces rancœurs sont restées tenaces. Et au moment de l’insurrection, le risque d’affrontements entre le RSP et le reste de l’armée était total. Le Général Nabere TRAORÉ est venu me voir de 05h à 07h du matin, je l’ai persuadé de laisser la place au Lieutenant-col ZIDA, afin d’éviter un affrontement fratricide entre le RSP et les autres corps. Parce que les éléments des autres corps menaçaient eux aussi et refusaient que le Général TRAORE lâche l’affaire. Je l’ai donc persuadé que c’était la meilleure chose. C’est plutard que les choses ont régénéré. Le lieutenant-col ZIDA n’ayant pas réussi à soumettre le RSP à sa dévotion, à décidé de les demettre. Mr le Président, c’est l’Etat du Burkina lui même, qui est allé se mettre entre les mains du RSP. Pourquoi aller mettre nos affaires entre les mains du RSP, et quand une bagarre éclate au RSP, on crie à l’attentat à la sûreté de notre Etat . Vous savez pour vous dire les choses, Ce procès a un effet dévastateur sur notre armée. Toute la fine crème de notre armée est concernée par ce procès. Toutes les générations de notre armée sont représentés à ce procès. Et Cela fait 1an que le procès dure et a procédure depuis 4ans. C’est vrai, moi je suis au trou, mais je suis au courant et je peux vous dire que toute l’armée est suspendue à ce procès, et n’est plus concentrée sur sa mission première. Parce que je peux vous dire que cette menace au nord du pays, n’est pas hors de portée de notre armée. Non. Mais il y a beaucoup de méfiance actuellement dans notre armée. Et aussi vis à vis des ex-RSP. Toute la journée, on montre des éléments de l’ex-RSP, ( attention à lui !) , Ou va-t-on avec ça ? C’est cela la conséquence aussi de ce procès. L’armée a besoin de cohésion surtout dans le contexte actuel. Loin de moi de vouloir promouvoir l’impunité, de toute façon c’est trop tard, on est dans le procès, on va aller jusqu’au bout, je souhaite juste que le parquet prenne cela en compte. … Si je devais décider, et je ne sais pas ce qui prévue dans la procédure en-cours en la matière, mais j’aurais depuis longtemps autorisé un forfait important pour les parents des victimes et les blessés, pour les soulager en attendant. le PARQUET : vous voulez réduire tout à l’argent, vous pensez qu’avec l’argent on peut tout faire ? Réponse BASSOLE : Je ne dis pas qu’il faut tout réduire à l’argent. Je me dis juste que c’est des choses qu’on peut régler rapidement. Je pense que si un blessé reçoit 10millions aujourd’hui en attendant, il sera content! Ça peut le soulager. Plutôt que de venir ici, écouter un français qu’il ne comprends peut-etre même pas. BASSOLE (parlant de sa Liberté Provisoire …) : je ne fuirai jamais. Un Général ne fui jamais. Même devant un peleton d’exécution. C’est vrai que j’aurai aimé aller me soigner et revenir, et ça n’aurait gêné personne. Le PARQUET : Vous nous demandez à nous le parquet de faire venir ici les Officiers de Police judiciaire (il s’agit des gendarmes qui ont emmené les éléments sonores à la justice), en violation des textes, pour nous dire l’origine des écoutes ? Comment ils les ont eu ces éléments ? Mais il y a le secret professionnel ! Nous ne pouvons pas faire ce que vous nous demandez! Oui, l’expert à bien dit qu’il est possible que l’appel est été fait via internet. D’autres experts pourront peut-être mieux nous l’expliquer. Mais le travail de l’expert, nous, nous suffit. Réponse BASSOLE : Parlant de secret professionnel, j’étais loin d’imaginer entendre ça. Mr le Président, devant vous, nous sommes obligés de discuter contradictoirement. Comme on dit chez nous »le jour de l’accouchement, il n’y a plus de honte ». Ces éléments sonores là tout le monde le sait déjà, ça y est sur internet ! Il est où le secret ? (Au parquet) Vous êtes mal placé pour nous parler de secret aujourd’hui. Soyons transparent, soyons Claire. Et je vous le dit, ne mêlez pas les Officiers de police judiciaire de la gendarmerie nationale à votre affaire. Les pauvres, ils n’y sont pour rien ! Les OPJ n’ont trouvé ça nulle part. On est venu le leur donné (sur une clé). Si non dites devant le peuple, Voici les éléments de preuves, voici comment on l’a obtenu ! Réponse PARQUET : Le Général dit qu’on est venu le leur donné. Nous ne pouvons pas dire le contraire. Mais devant la chambre de contrôle, cela a été amplement discuté ! Le PARQUET : parlant de la procédure, tout n’est pas négatif ! Comme c’est une œuvre humaine, on n’a pas la prétention de dire que tout est parfait ! Me D. Bonkoungou (avocat BASSOLE) : Pendant l’instruction, on était prêt de le libérer Mr le Président. Mais on a dit à Mr BASSOLE, toi et tes partisans là, parlent trop. S’ils continuent comme ça tu ne seras jamais libre. Transcription: Hermann Bado source NetAfrique
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